Photos expo

Poleczka
(ma petite Pologne)
Décembre 2018
Le Non Lieu, Roubaix
Exposition collective Small is Beautiful #10

Je pars peindre en Pologne tous les étés depuis 2011.

A Wataszka, dans les Sudètes, le paysage ressemble à s’y méprendre aux Vosges,
où j’ai passé une bonne partie de mes vacances, enfant.
Les mêmes forêts, les mêmes prairies, les mêmes myrtilles, les mêmes fourmis…
Cet horizon flou aux lignes bleues, ces brumes flottantes entre les cimes des sapins…
Dès que j’y suis arrivée, il m’a semblé y retrouver un environnement incroyablement familier, dans lequel il fallait que je revienne, comme une évidence, contempler, m’y inspirer, chercher… trouver une façon de me perdre dans le paysage et de ressentir l’atmosphère avec mes pinceaux.

J’ai commencé par m’atteler à de grands panoramas : la hauteur vertigineuse des sapins, la profondeur infinie de l’horizon, le foisonnement complexe de la végétation…
Et depuis quelques années, j’ai réalisé que très souvent, c’est finalement certains détails précis qui attiraient toute mon attention dans mes compositions. C’est eux qui m’intéressaient, et toute l’étendue de leur environnement, bien qu’extraordinaire, devenait accessoire, décorative. J’ai eu naturellement envie de me concentrer sur ces détails, ces infimes parties, essentielles, d’un panorama démesuré.

La série Poleczka se focalise donc sur ces détails du paysage qui font tout, ces zooms que je garde précieusement en tête après un séjour là-bas : des petits morceaux de Pologne… ces p’tits bouts des Vosges qui reviennent de mes contemplations premières d’enfance.

 

C’est beau la pluie
Octobre 2018
Le Camion, Roubaix

Elle mouille, elle trempe, elle coule,
elle bruine, elle embrume, elle crache,
elle tape, elle fouette, elle glace,
elle détrempe, elle inonde, elle salit,
elle agace, elle déprime, elle rend gris…

Oui.
Mais.

Elle hydrate, elle abreuve, elle rafraîchit,
elle chante, elle danse, elle pianote,
elle chuchote, elle berce, elle apaise,
elle adoucit, elle rassure, elle rythme,
elle émerveille, elle excite, elle grise,
elle s’arrête. Parfois, elle reprend,

elle illumine, elle fait briller, elle laisse éclater,
elle dessine, elle sculpte, elle crée,
elle change les couleurs, elle change le temps, elle change tout,
elle est folle, elle est libre, elle est magique…

C’est beau, la pluie.

 

Capturer le dépaysement
Décembre 2017 – Février 2018
Restaurant Ankama, Roubaix

J’aime beaucoup m’évader, me balader au vert… C’est un plaisir qui me manque à Lille, depuis que je m’y suis installée, et je m’enfuis souvent le chercher ailleurs.

Dans le train, déjà, je prends le temps de contempler le monde. Je suis vite hypnotisée par les paysages « fuyants » qui défilent par la fenêtre. Le décor évolue à différentes vitesses et sur différents plans, captivant le voyageur. En photo, je tente de l’arrêter pour pouvoir l’étudier, et immortaliser en peinture certains moments précis.

A force de prendre des photos en rafales pour trouver l’instant parfait, la composition idéale, sans mauvais reflet, sans élément parasite, j’ai remarqué que le cadre de la fenêtre évoluait également selon la lumière. Je l’ai intégré à mes tableaux. Et un jour, dans un vieux train polonais, le jeu de réflexion entre les différentes fenêtres m’a justement permis d’assister à une vision fascinante : le paysage « fuyant » de ma fenêtre se mêlait à celui de la fenêtre d’en face, aux silhouettes humaines à l’intérieur du train, les lumières et les reflets ne cessaient de se répondre.

Finalement, fixer tous ces éléments crée un tableau dont on ne comprend plus le sens ni les contours. Le paysage change sans cesse, jouant avec tous les éléments intérieurs et extérieurs, visibles puis invisibles, avec la vitesse… composant toujours de nouvelles constructions, des mélanges d’images inattendus.

Mes peintures cherchent à reproduire cette sensation du voyageur, perdu dans le temps et les éléments, devenu spectateur : passif, contemplatif. Une sorte de transition magique que l’on vit avant d’arriver à destination, et qui permet déjà d’oublier le quotidien, laissé sur le quai de la gare…

 

NeXt StEp
Novembre-Décembre 2016
Centre d’Arts Plastiques et Visuels de Lille
Exposition collective, présentation de la série « Capturer le dépaysement »

J’aime beaucoup m’évader, me balader au vert… C’est un plaisir qui me manque à Lille, depuis que je m’y suis installée, et je m’enfuis souvent le chercher ailleurs.

Dans le train, déjà, je prends le temps de contempler le monde. Je suis vite hypnotisée par les paysages « fuyants » qui défilent par la fenêtre. Le décor évolue à différentes vitesses et sur différents plans, captivant le voyageur. En photo, je tente de l’arrêter pour pouvoir l’étudier, et immortaliser en peinture certains moments précis.

A force de prendre des photos en rafales pour trouver l’instant parfait, la composition idéale, sans mauvais reflet, sans élément parasite, j’ai remarqué que le cadre de la fenêtre évoluait également selon la lumière. Je l’ai intégré à mes tableaux. Et un jour, dans un vieux train polonais, le jeu de réflexion entre les différentes fenêtres m’a justement permis d’assister à une vision fascinante : le paysage « fuyant » de ma fenêtre se mêlait à celui de la fenêtre d’en face, aux silhouettes humaines à l’intérieur du train, les lumières et les reflets ne cessaient de se répondre.

Finalement, fixer tous ces éléments crée un tableau dont on ne comprend plus le sens ni les contours. Le paysage change sans cesse, jouant avec tous les éléments intérieurs et extérieurs, visibles puis invisibles, avec la vitesse… composant toujours de nouvelles constructions, des mélanges d’images inattendus.

Mes peintures cherchent à reproduire cette sensation du voyageur, perdu dans le temps et les éléments, devenu spectateur : passif, contemplatif. Une sorte de transition magique que l’on vit avant d’arriver à destination, et qui permet déjà d’oublier le quotidien, laissé sur le quai de la gare…

 

TER
Avril 2016
La Ferronnerie
Bruxelles
Exposition avec les photos de Benoît Richard et les gravures de Bettina Grolleau

A travers les vitres d’un train, les paysages qui défilent deviennent un véritable spectacle à contempler pour le voyageur.

Captivante, poétique, unique à chaque trajet, à chaque seconde, à chaque regard… l’image évolue à différentes vitesses et sur différents plans, non seulement au fil du trajet, mais également selon la lumière qui bouge en temps réel et l’état d’esprit du spectateur…

J’avais déjà travaillé il y a quelques années sur les paysages à travers la fenêtre d’un TGV Lille – Grenoble (3 dernières toiles exposées).

Un nouveau cadre se crée dans ce vieux TER entre Paris et Brive-La-Gaillarde, dessiné par la fenêtre aux angles arrondis d’une porte entre deux compartiments. Les reflets du soleil sont particulièrement chaleureux dans cet espace métallique, bringuebalant, bruyant et orange.
Une impression de lointain souvenir d’enfance.

Lumière. Ciel. Tunnel. Accélération. Forêt. Champ. Soleil. Ville. Crissement des freins. Gare. Le mouvement chaotique du TER devient alors perceptible en image.

 

PLENER
Mars 2016
Centre d’Arts Plastiques et Visuels de Lille
Exposition collective, restitution de stages artistiques dans la nature polonaise

La première fois que je suis arrivée à Wójtowice, ça a été pour moi comme une révélation : cet endroit ressemblait beaucoup aux Vosges où je passais la plus grande partie de mes vacances quand j’étais enfant : les mêmes forêts, les mêmes prairies, les fourmis, les myrtilles… mais en plus grand, en plus sauvage, en plus lointain.

En explorant un peu chaque jour la nature alentour, j’ai rapidement eu l’impression de retrouver un endroit que j’avais délaissé depuis des années, où je me sentais pourtant infiniment bien, et où je devais de nouveau rechercher quelque chose.

La magie de la lumière entre les sapins, la couleur et la texture de la mousse, la sensation de liberté dans la prairie… autant de sujets pour lesquels je suis partie quotidiennement en balade à la recherche de l’endroit et la luminosité parfaits pour tenter de peindre mes sensations.

Chaque année, je me suis concentrée sur un thème, j’ai pu commencer par peindre sur place : au milieu des sapins, en haut d’une colline, en contact direct avec le sol… réaliser des esquisses, des essais, pour approfondir le sujet par la suite en atelier.

Toutes les recherches que j’ai faites à Wójtowice m’ont servi à développer des sujets nouveaux : la lumière dans les branches, l’horizon…

Ces stages Plener où je prends le temps d’observer, de toucher, de penser… sont pour moi un véritable laboratoire et une source d’inspiration extraordinaire.

 

être tortillard
– Faux de Verzy, Vraies Peintures –
Juin 2015
Office de Tourisme
Epernay ‘Pays de Champagne’

Des arbres très particuliers, un peu inquiétants, un peu fantastiques…
Des branches qui s’enroulent, bouclent, se tordent à l’infini en un effet graphique naturel passionnant à contempler, à étudier, à toucher de yeux, du bout du pinceau… à défaut de pouvoir y grimper.
Je peins depuis toujours , et je travaille sur les arbres depuis quelques années maintenant. La lumière à travers les branches, le frisson perpétuel des feuilles, cette sensation unique quand on lève les yeux lors d’une balade en forêt.
Lorsque j’ai réfléchi à une exposition de peintures sur un sujet champenois, les Faux de Verzy m’ont semblé comme une évidence. Enfance. Mélancolie. Promenade nature ressourçante. Arbres étranges et inspirants. Souvenir magique.

Etre tortillard (sans faute d’orthographe ;)) est un hommage à une incroyable faculté de s’entortiller en beauté, à cette façon d’être enchanté, à des (h)êtres très particuliers…

Passez vos vacances à vélo
Mai 2012
Café de la Sarthe
Lille


Bestioles
Mai 2011
Chez François Duteurtre
et Monique Dehais
Paris

1ère exposition
Mai/Juin 2010
Café de la Sarthe
Lille

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